Valoriser une entreprise ou des titres de société 

EXPERCIA accompagne les professionnels, les entreprises, les groupes, les collectivités et les investisseurs institutionnels. Notre champ de compétences couvre l’évaluation d’entreprise sous toutes ses formes : fonds de commerce, titres de sociétés et actifs incorporels.

Selon votre besoin, nous déterminons une valeur vénale, une valeur de rendement ou une valeur de liquidation, pour une décision de gestion, une réévaluation comptable, un arbitrage, un contentieux ou la préparation d’une opération.

Fonds ou titres ? Deux actifs distincts, deux valeurs distinctes, deux méthodes distinctes. Le fonds de commerce est un ensemble d’éléments incorporels et corporels attaché à l’exploitation : il s’évalue par la rentabilité ou par barème professionnel. Les titres portent, eux, sur la société tout entière, avec son passif, sa trésorerie et ses engagements : leur valeur se construit à partir de l’actif net corrigé ou des flux futurs. Une même activité peut donc porter deux valeurs sans rapport l’une avec l’autre. Nous les traitons séparément et le précisons systématiquement dans nos conclusions.

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Évaluation d’entreprise

50,000

entreprises changent de propriétaire chaque année en France, impliquant un transfert total ou partiel de la propriété et du patrimoine de l’entreprise ou de ses actionnaires.

Nos missions d’évaluation sont très larges :
  •  évaluation d’apports en société (création et développement) ;
  •  audit, recensement, valorisation d’actifs, état des lieux ;
  • évaluation de clientèle, de fonds de commerce, de marques, de brevets, de droit au bail ;
  • évaluation financière de site internet (noms de domaine…) ;
  • évaluation de matériel et de positions contractuelles ;
  • évaluation de titres pour donation, succession, sortie d’associé ou pacte Dutreil.

Les opérations associées : cession de parts, séparation d’associés, liquidation, partage, acquisition, fusion, regroupement relèvent de notre site dédié Fusion & Acquisition → Découvrir

Les méthodes d’évaluation

L’évaluation d’une entreprise ne se résume pas à l’application mécanique d’une méthode : elle repose avant tout sur un raisonnement. La méthode retenue découle de l’analyse préalable de l’entreprise et doit pouvoir être justifiée. Son choix dépend notamment de la typologie de l’entreprise, de son marché, du degré de dépendance de son activité à la personne du dirigeant, de son intensité capitalistique, de la structure de son bilan et de la nature de ses actifs.

Toutes les méthodes d’évaluation reposent toutefois sur un préalable commun : le retraitement des comptes. Celui-ci consiste notamment à neutraliser les éléments exceptionnels, les rémunérations non normatives, les loyers intragroupe qui ne correspondent pas aux conditions du marché ainsi que les actifs sans lien avec l’exploitation. Ainsi, lorsque le dirigeant perçoit une rémunération supérieure ou inférieure à celle qui serait normalement pratiquée sur le marché, la rémunération effectivement comptabilisée doit être remplacée par une rémunération normative. À défaut de ces retraitements, toute méthode fondée sur la rentabilité se trouve faussée, avec un impact pouvant couramment atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.

La méthode patrimoniale (actif net réévalué)

Elle consiste à réévaluer l’actif de l’entreprise et à en soustraire les dettes. Elle est adaptée aux activités capitalistiques à faible retour sur investissement (entreprises agricoles, par exemple) ; en revanche elle est à écarter pour les sociétés de service, car elle ne tient pas compte des éléments incorporels (clientèle, fichiers clients, outils de communication, positions contractuelles…).

Les méthodes par la rentabilité

Elles reposent sur un principe simple : une entreprise vaut ce qu’elle rapporte. Un solde de référence retraité et normatif, résultat d’exploitation, EBE ou capacité d’autofinancement selon le cas, est capitalisé à un taux ou multiplié par un coefficient traduisant le risque et les perspectives de l’activité. Ces approches s’appuient sur une performance passée jugée reproductible. Elles conviennent aux entreprises matures, à activité stable, sans rupture prévisible de modèle.

Les flux de trésorerie actualisés (DCF)

Là où la capitalisation extrapole le passé, le DCF valorise l’avenir. L’entreprise vaut la somme actualisée des flux de trésorerie qu’elle est en mesure de générer, corrigée de sa structure financière. C’est la méthode de référence dès lors qu’un plan d’affaires crédible existe, et la seule qui rende compte d’une trajectoire, qu’il s’agisse d’une croissance, d’investissements à venir, d’une montée en charge ou d’un retournement.

La construction. On part du résultat d’exploitation retraité, dont on déduit l’impôt normatif et auquel on réintègre les dotations aux amortissements, avant de retrancher les investissements de maintien et de développement ainsi que la variation du besoin en fonds de roulement. On obtient le flux de trésorerie disponible pour chaque exercice de l’horizon explicite, généralement de cinq à sept ans. Ces flux sont actualisés au coût moyen pondéré du capital (CMPC), qui combine le coût des fonds propres, taux sans risque, prime de risque de marché, coefficient de risque sectoriel, primes de taille et d’illiquidité pour une PME non cotée, et le coût de la dette après impôt, pondérés selon la structure financière cible.

La valeur terminale. Au-delà de l’horizon explicite, une valeur terminale est calculée soit par capitalisation à l’infini d’un flux normatif selon la formule de Gordon-Shapiro, soit par application d’un multiple de sortie. Elle représente couramment 60 à 80% de la valeur totale. C’est le point le plus sensible de la méthode et celui qui est le plus souvent absent des rapports. Nos évaluations en détaillent systématiquement le mode de calcul, le taux de croissance perpétuelle retenu et sa cohérence avec le taux d’actualisation. Une valeur terminale non explicitée rend la conclusion invérifiable.

Du résultat à la valeur des titres. Le DCF donne d’abord une valeur d’entreprise, indépendante de son mode de financement. Pour obtenir la valeur des titres, on en retranche l’endettement financier net et les passifs assimilés, comptes courants d’associés, engagements de retraite et provisions non déduites, puis on y ajoute les actifs hors exploitation, l’immobilier non nécessaire ou la trésorerie excédentaire. Ce passage est systématiquement détaillé, car c’est là que se situent les écarts les plus significatifs entre deux évaluations d’un même actif.

Limites. La méthode est fine, mais entièrement tributaire de la qualité des hypothèses. Sur une TPE dont le plan d’affaires se limite à une projection linéaire, elle produit une fausse précision. Nous ne la retenons qu’en présence d’un plan d’affaires documenté et argumenté, et nous l’accompagnons toujours d’une analyse de sensibilité, fondée sur la variation du taux d’actualisation et du taux de croissance perpétuelle, présentée sous forme de matrice. Une valeur DCF présentée comme un chiffre unique, sans fourchette, doit être regardée avec méfiance.

Les comparables et multiples de transaction

Confrontation à des cessions récentes d’entreprises comparables, exprimées en multiple de chiffre d’affaires, d’EBE ou de résultat. Approche de contrôle plus que de conclusion sur les petites structures, où l’homogénéité des références est rarement acquise.

Le barème des fonds de commerce

Les barèmes professionnels expriment la valeur d’un fonds en pourcentage du chiffre d’affaires annuel, par branche d’activité et sous forme de fourchette. Ils sont pratiques et largement admis, notamment par l’administration fiscale, mais ne dispensent pas d’une analyse : un barème ne tient compte ni de la rentabilité réelle, ni de la structure des charges, ni de l’état du matériel, ni des conditions du bail. Nous les utilisons comme méthode de recoupement, jamais comme méthode unique, et précisons toujours si le chiffre d’affaires retenu est exprimé hors taxes ou toutes taxes comprises, cette confusion pouvant à elle seule générer une erreur de 20%.

Télécharger un exemple de barème d'évaluation de fonds de commerce

La méthode du goodwill

Elle articule les deux logiques précédentes. On part de l’actif net réévalué, auquel on ajoute la valeur actualisée du superprofit, c’est-à-dire la fraction du résultat normatif qui excède la rémunération normale des capitaux nécessaires à l’exploitation. Cette rente est actualisée sur une durée limitée, correspondant à la période pendant laquelle l’avantage concurrentiel est considéré comme durable. Cette méthode est particulièrement adaptée aux entreprises disposant à la fois d’un patrimoine réel et d’une rentabilité supérieure à la normale, notamment les commerces, les entreprises artisanales et les professions organisées.

Notre démarche

Une évaluation d'entreprise ne se réduit pas à un calcul. Elle suit un déroulé constant, dont chaque étape est documentée dans le rapport.

01

Entretien et visite du site

L'expert se déplace et s'entretient avec le dirigeant, pour comprendre le fonctionnement réel de l'entreprise : son activité, son site, son effectif, ses contrats et son environnement concurrentiel.

02

Analyse des comptes

Bilans et comptes de résultat des derniers exercices sont analysés sur plusieurs années, puis comparés aux repères habituels du secteur d'activité concerné.

03

Valorisation du fonds de commerce

Le fonds est évalué pour lui-même, à partir de sa rentabilité et des références disponibles sur le secteur. Sa valeur réelle diffère souvent de sa valeur comptable.

04

Évaluation des titres

La valeur des parts ou actions est établie à partir de l'ensemble du bilan réévalué, puis rapprochée de la valeur comptable des capitaux propres. L'écart constaté est expliqué.

Portée de nos conclusions

La valeur retenue correspond au prix de vente amiable qui aurait été négocié à la date de l'expertise, dans des conditions normales. Nos honoraires sont forfaitaires et indépendants des conclusions rendues.

Déroulement et accompagnement

Comme pour l'expertise immobilière, la mission donne lieu à un avis de valeur ou à un rapport d'expertise complet et motivé, selon l'usage attendu.

L'avis de valeur

Document synthétique, pour éclairer une décision interne : arbitrage de gestion, cadrage d'une négociation, préparation d'un dossier.

Le rapport d'expertise

Document complet et motivé, à produire dès que la valeur doit être justifiée devant un tiers : administration fiscale, commissaire aux apports, banque, associé ou juridiction. Il est signé, paginé et confidentiel.

Lorsque l’évaluation s’inscrit dans une opération de cession, acquisition, fusion, séparation d’associés ou création de société, l’accompagnement est assuré par notre pôle Fusion-acquisition → Découvrir

Demander un devis

Indiquez-nous la nature de l’actif ou de l’entreprise, le contexte et l’objectif de l’évaluation. Nous revenons vers vous avec un devis personnalisé et le déroulé de la mission ; en cas d’urgence, n’hésitez pas à le préciser.